PAPEETE, le 31 mai 2016 – David Proia s’est inspiré des trois Loris endémiques qui existent en Polynésie pour réaliser des mascottes colorées et attendrissantes. Vik’ura et ses copines seront aussi bientôt déclinées sous forme de peluches, puis deviendront les héroïnes de bandes dessinées et d’une animation, destinées à nous sensibiliser sur la sauvegarde de ces superbes perruches.

La belle histoire. Professeur d’éducation physique et sportive, David Proia est aussi membre de l’association Manu – SOP, la Société d’ornithologie de Polynésie. Fasciné par la faune du fenua en général, et par les Loris en particulier, « les plus beaux oiseaux endémiques de la création », cet enseignant dynamique a souhaité défendre la cause de ces magnifiques perruches menacées d’extinction. Au départ, il imagine seulement réaliser une peluche pour sa fille et demande à la graphiste Mickey Moto de s’inspirer des traits du flamboyant ‘Ura de Rimatara. Sa fille se prénommant Vikki, son héroïne s’appellera donc Vik’ura.

Bientôt, l’idée initiale se développe et il se dit qu’il y a matière à aller plus loin, beaucoup plus loin. C’est ainsi qu’il pense à créer également Vik’iti et Vik’ana, qui font référence respectivement aux Pihiti de Ua Huka, aux îles Marquises, et au Vini peruviana de Rangiroa, aux Tuamotu, les deux autres Loris classés « en danger » sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Un projet qu’il a mûri pendant plus de deux ans et qui « l’envahit depuis qu’il est papa ». Désormais, il aimerait s’envoler vers des horizons plus lointains, et pour cela il sollicite notamment l’aide du Soutien à la création audiovisuelle et numérique (SCAN), de la Direction régionale de l’environnement (DIREN), etc.